La terre cuite en Salento

La terre cuite en Salento

L’origine de la terre cuite est ancienne étant donné que ce matériel s’est imposé à l’homme primitif d’une façon ou d’une autre grâce à la facilité de son travail et à l’abondance de la matière première. Un témoignage de l’ancienneté et de la diffusion de l’emploi de ce matériel, est donné par les découvertes des fouilles archéologiques qui ont reporté à la lumière les trozzelle messapiennes et des amphores. L’art coroplastique et de la décoration se répandirent de la Grèce ancienne jusqu’au colonies de la Magna Grecia où ils assumèrent des caractéristiques propres avec des effets de grande vivacité.

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Les centres importants pour la production et la diffusion d’ouvrages réalisés en terre cuite sont S. Pietro in Lama, Cutrofiano, Galatina et Lequile. Cosimo De Giorgi dans ses Nouvelles écrit: « … San Pietro in Lama qui est un des villages les plus industrieux de notre milieu. (…) Il y a cependant à quelques kilomètres de distance du village une grandiose usine fondée en 1872 par le Cav. Angelantonio Paladini, qui pour la qualité et l’importance des travaux qu’elle produit est la première de la province et elle peut rivaliser avec les meilleurs d’Italie. (…) D’abord on produisit seulement les terres cuites, c’est-à-dire des briques et des tuiles en argile et de la vaisselle ordinaire et des vases décoratifs en faïence; puis on introduisit l’usinage de la faïence, et enfin on arriva à celle des faïences artistiques peintes, à l’imitation de celles des siècles XVI et XVII. » Avec la mort de Paladini l’activité de l’usine cessa mais beaucoup d’oeuvres sont conservées dans la Palais Tamburino-Cezzi et dans celui de Scardino à Lecce.

Á Cutrofiano l’ancienne tuilerie Colì produit de la terre cuite destinée surtout aux objets d’usage quotidien tels que plats, verres et vaisselle de chaque genre. Monochromes ou décorés avec le coq classique ou avec de petites fleurs, ces outils sont présents un peu dans toutes les maisons. Une grande curiosité est éveillée par les poupons c’est-à-dire des figures humaines réalisées entièrement à la main et destinées à décorer les crèches de Noël et les sifflets. L’origine de ces derniers est très ancienne et elle se réfère à la période lorsque les bergers qui rejoignaient le pâturage s’amusaient à entonner des mélodies avec des sifflets crées par eux mêmes. En outre la tradition populaire veut que le sifflet serve à éloigner les mauvais esprits et à porter bonne chance.

Le procédé artistique qui permet la transformation de l’argile en ouvrage est très simple. L’argile destinée à être modelée subit une première dépuration par lavage et décantage, dans des bassins appropriés ou en exploitant les conditions atmosphériques. Ceci permet d’éliminer les impuretés, de sélectionner le matériel argileux plus fin et d’amalgamer les autres matériaux qui puissent en améliorer la qualité. Pour obtenir un bon pétrissage, il faut surtout régler le contenu de l’eau en relation à l’argile. Après avoir été modelée, desséchée, imperméabilisée et décorée l’argile est cuite dans des fours spéciaux ou desséchée naturellement. Pour modeler l’argile au-delà des mains, on utilise aussi le tour et les moules.

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