SANTA MARIA DI LEUCA – son histoire entre mythe et légende

SANTA MARIA DI LEUCA – son histoire entre mythe et légende

S.Maria di Leuca se lève sur le promontoire Japigio sur la pointe extrême de l’éperon d’Italie qui termine sur les hauts rochers de « Punta Meliso », précisément là où la mer Ionienne et l’Adriatique s’unissent en permettant au spectateur de jouir d’un spectacle extrêmement rare: assister soit au lever du soleil dans les eaux de l’Adriatique soit au coucher dans celles de la mer Ionienne. Dans ce point les courants continus semblent sillonner et labourer la mer jusqu’à mettre en évidence une diversité de couleur entre les eaux; pour les gens du lieu il s’agit des deux mers qui se rencontrent, mais en réalité ce n’est pas ainsi parce que nous sommes devant la mer Ionienne ayant déjà quitté l’Adriatique.

Santa Maria di LeucaSes origines historiennes sont enveloppées dans de nombreuses légendes qui lui ont attribués pour beaucoup de temps l’image d’un lieu merveilleux et d’imagination. Une légende en effet raconte que la péninsule salentine pende vers l’est parce qu’un dieu de l’ancienne Grèce la voulut toute pour soi-même. En outre une fresque du 600, située sur la voûte de la Sacristie de l’église de S. Giovanni Battista à Parabita, semble raconter comme apparaissaient les côtes salentines: Gallipoli, Castro, S. Isidoro et naturellement Leuca dont on reconnaît immédiatement le promontoire avec le Sanctuaire entouré par quelques habitations. L’image la plus surprenante est la représentation d’une sirène couronnée avec 2 queues qui avec les yeux fermés (probablement morte) flotte sur l’eau. Le moine Capucin Tasselli, auteur de « Antiquité de Leuca 1963 » a écrit: « … Certains disent que cette ville de Leuca fut édifiée par la Sirène Leucasia comme Naples par la compagne Partenope. Mais ces sirènes, et ces fables, ne sont jamais admises par les historiens comme cause d’édification des villes ou des nations »…. Tasselli est d’accord avec les historiens. Licofronte dans le poème « Alessandra » (vv. 716-737) raconte qu’après avoir été battues par Ulysse les trois sirènes, Partenope, Leucasia et Ligea eurent l’amer destin de terminer leur vie dans les eaux profondes de la Mer Tyrrhénienne en changeant leur nature avant de donner origine à trois différentes villes. De Partenope nous savons qu’elle fut enterrée près d’un cours d’eau et la ville de Naples naquit de sa tombe; des autres deux les historiens ont par contre donné des avis différents. Récemment un écrivain d’origine salentine, Carlo Stasi, dans son oeuvre, Leucasia a fourni sa théorie sur les noms de Punta Meliso et Ristola en partant de l’événement de la mort de la sirène Leucasia.

On lui a attribué des époques et des fondateurs différents, en effet pour certains elle aurait été fondée par les Acareni (un peuple grec), pour autres par les Philistins et pour autres encore par les Phéniciens. Récemment quelques recherches effectuées soit sur la côte soit dans l’arrière-pays de Leuca ont attesté l’existence de l’homme primitif remontant à l’époque de neanderthal, dans les grottes du Diavolo,Gigante et du Bambino. En outre quelques recherches effectuées par l’institut d’Archéologie et Histoire ancienne de l’Université de Lecce ont porté à la lumière l’existence d’un village qui remonte à l’âge du bronze et du fer situé dans la zone de l’actuel Sanctuaire.

Malgré ceci, ses origines anciennes sont confirmées par les innombrables citations des écrivains classiques de Tucidide à Galateo qui écrit: « … dans le promontoire Iapigio il y a un temple renommé, sacré et vénérable. Ici il y avait une petite ville nommée Leuca « ; de Strabone (63 av. J-C. -19 apr. J.-C), qui la rappelle comme une petite ville dans laquelle se levait un temple dédié à Minerve, à Virgile qui dans le troisième livre de l’Énéide (v. 533-536) décrivait le promontoire Japigio avec les collines des pointes Meliso et Ristola:

« De la mer d’Orient une crique se courbe en arc, et contre les rochers opposés.

Des rochers, les flots écumeux se brisent. Caché de toute vue s’étale le port intérieur, dont d’un côté et de l’autre un double mur de rochers se penche et à l’intérieur duquel se lève le temple lointain ».

Il y n’a pas de doutes que Virgile parle du « Capo di Leuca », parce qu’en suivant le parcours fait par Énée, qui venait de l’Epire (région située au Nord-ouest de la Grèce) on parvient effectivement dans cette extrême pointe de l’Italie. Ceci est aussi confirmé par le fait, qu’après être parti avec ses soldats de Leuca, une fois franchie Punta Ristola, il rencontra le Golfe de Tarente.

info: www.leuca.info

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